leadership à visée régénérative

Ca fait quoi de vivre à 50° ? Incarner un « leadership à visée régénérative » (#12)

Ca fait quoi de vivre à 50° ? Incarner un « leadership à visée régénérative » (#12)

Il y a quelques jours, j’ai fait l’expérience de vivre pendant 30 minutes à 50°C pour ressentir les réalités du dérèglement climatique. Concrètement, ça consiste à faire des expériences de la vie quotidienne dans un camion chauffé à 50°C. Merci à l’équipe de @Human Adaptation Institute et à @Christian Clot pour votre créativité ! Ma pulsation cardiaque par minute était de 64 avant l’expérience et de 88 en sortant du camion. Ma température était de 36,3° avant de rentrer dans le camion et de 38,8°C en sortant.

Compte tenu du dérèglement climatique, en 2019, il a déjà fait 46° dans l’Hérault et ces pics de chaleur vont devenir réguliers. J’étais avec des contributeurs et des participants de la @Convention des Entreprises pour le Climat – parcours Dialogue Social et Environnemental et nos premiers réflexes, une fois rentrés dans le camion, ont été de plaisanter entre nous, d’en rire. Était-ce pour nous soutenir dans cette épreuve ou était-ce une manière de mettre de la distance vis-à-vis de cette expérience ? Assez rapidement, j’ai commencé à suer à grosses gouttes… et j’avais l’impression que mon cerveau se ramollissait, avec une difficulté à réfléchir, à me concentrer. Je pouvais toucher des objets de la vie courante comme différents types de tissus, des couverts, une montre et j’étais surpris de la chaleur emmagasinée par ces objets. J’étais soulagé de pouvoir sortir au bout de 30 minutes en me disant que ce serait un cauchemar de vivre ça plusieurs jours de suite… Nous en avons un peu parlé avec mes collègues et puis j’ai repris mes habitudes de pensées et d’actions. J’en ai parlé un peu en famille mais sans insister, de peur d’effrayer mes enfants avec ma propre peur.

L’être humain peut s’appuyer sur tout un tas de biais cognitifs pour faire face à l’adversité, au risque de la solitude et d’un aveuglement dangereux. Si des humains, notamment des ingénieurs, sont capables de fabriquer un simulateur pour vivre à 50°C, ces mêmes ingénieurs peuvent fabriquer des technologies qui permettront de s’adapter à des conditions de chaleurs extrêmes : biais d’optimisme ! Les climatisations ne pourront pas être présentes partout et nécessiteront d’énormes ressources en énergie avec des pics insoutenables, tout en alimentant le problème du dérèglement climatique… D’ailleurs, cette situation n’est pas vraiment un soucis puisqu’aucun représentant politique ne semble paniquer, aucun représentant politique n’alerte le public à la hauteur de ce que j’ai pu vivre dans ce camion à 50°C : biais de confirmation !

Les entreprises commencent à agir pour transformer leur modèle d’affaires face aux défis environnementaux et sociaux du 21ème siècle et rendre irrésistible la bascule d’une économie extractive vers une économie régénérative. La 3ème session du parcours dédié au Dialogue Social et Environnemental a été enthousiasmante : il est possible de contribuer à l’atténuation de l’effondrement de la biodiversité et du dérèglement climatique et il est possible de mettre en œuvre dès maintenant des chantiers sociaux qui permettront une adaptation. Ce couple « atténuation & adaptation » est soutenant et riche d’un énorme potentiel de créativité.

 

Nous avons été accueillis chez @Find Climate et j’ai été heureux d’y recroiser  @Sonia Artinian.

 

Bravo à toute l’équipe de la @Convention des Entreprises pour le Climat – parcours Dialogue Social et Environnemental.  

 

#leadership #coaching #supervision

Haut de page