leadership à visée régénérative

Ne rien attendre de la rentrée pour changer de regard ! Incarner un « leadership à visée régénérative » (#11)

Ne rien attendre de la rentrée pour changer de regard ! Incarner un « leadership à visée régénérative » (#11)

Après la pause estivale, j’ai toujours un moment de « stress » au moment où je m’y remets… Nombreuses sont les personnes que j’accompagne qui rentrent difficilement après des vacances plus ou moins longues.

Chacun, chacune a son approche pour rendre ce moment de transition plus agréable… :

. commencer à lire ses emails avant la reprise officielle ou, au contraire, couper jusqu’au bout et ne rien préparer avant le jour de reprise du travail,

. se fixer des résolutions plus ou moins réalistes : se coucher plus tôt, faire du sport régulièrement, manger équilibré, …

. prendre des compléments énergétiques, vitamines C, magnésium… 

Ma manière habituelle de me préparer est de recommencer à me lever plus tôt quelques jours avant la reprise (tout en me disant que c’est un peu maso…) et de commencer à lire mes emails. Et je me fixe de nouveaux défis, de nouveaux projets à initier parce qu’ils me tiennent à cœur ou parce qu’ils me semblent essentiels. A la fois, ça me remet en mouvement et ça me donne de l’élan, à la fois ça peut me priver d’une rentrée riche de sens et de nouveautés.

La période de pause estivale a pu remettre en perspective mes priorités, le sens de mes engagements.

Parfois, j’en ai une conscience vive et je décide de profiter de la rentrée pour initier des changements de vie importants, parfois, ça reste « dans le fond de mon expérience » : je sens bien qu’un truc cloche, que je ne me sens pas bien mais sans trop savoir quoi ou sans me l’admettre vraiment… Et la rentrée est un moment de passage amplificateur de ces questionnements.   

Se laisser le temps de sentir cet inconfort est clé. Se laisser le temps d’un « vide fertile » avant de redémarrer et en redémarrant son activité permet de récolter les fruits de l’été. Parfois, ça pique autant qu’une ronce de se laisser déstabiliser par les questionnements qui ont émergé plus ou moins fortement pendant l’été.

A l’image du visuel qui représente deux vases face à face ou deux visages qui se regardent, la rentrée peut être un moment intéressant pour changer de regard sur nos vies et sur le monde.

Ecouter cette petite voix de l’été nous permet de :

. prioriser nos activités,

. rester à l’écoute des fruits qui vont s’offrir pendant tout le mois de septembre.

Sinon, tous les bienfaits de la coupure estivale risquent de s’envoler très rapidement, dès le premier jour ou la première semaine ! Et les questionnements repointeront leur nez en sourdine tout au long de l’année ou l’année prochaine à la rentrée…

Laisser du « vide fertile », ne rien attendre de la rentrée, permet d’être à l’écoute des transformations à l’œuvre en nous et autour de nous, des signaux plus ou moins faibles en lien avec ce qui fait du sens pour nous et notre écosystème :

. ce qui pousse en nous,

. ce qui pousse chez nos proches, conjoint, enfants, famille, amis,

. ce qui pousse dans notre environnement professionnel,

. ce qui pousse sur notre Terre commune.

Quand j’étais DRH, je me souviens que la rentrée était le moment où certains collaborateurs venaient demander de changer de job ou venaient présenter leur lettre de démission. La rentrée est un moment propice aux échanges essentiels, à condition d’être suffisamment ouvert à « ce qui pousse ». Et pour permettre cette ouverture, je nous invite à ne rien attendre de la rentrée !

Sacré défi parce que les rythmes sociaux de la rentrée nous contraignent à des rythmes souvent inhumains. La rentrée est probablement le moment le plus propice aux transformations or c’est le moment où on a généralement le moins de temps !!!

 

Et vous, comment vivez-vous votre rentrée ? Quels sont vos moments de « vide fertile » ?

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