Le dialogue au service des transformations : la place des DRH et des représentants du personnel Incarner un « leadershi
Avec le collectif de la @convention des entreprises pour le climat dédiée au Dialogue Social et Environnemental, nous étions à Paris la semaine dernière pour la session 5 de ce beau parcours, afin de continuer à imaginer et explorer ensemble de nouveaux futurs souhaitables.
Les chantiers prennent forme au sein des organisations investies avec l’enjeu de mobilisation de toutes les parties prenantes et particulièrement du plus grand nombre de collaborateurs. La fonction RH et les représentants du personnel ont une place privilégiée pour proposer des « espaces de dialogues » qui permettent de s’ajuster aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.
Pour qu’il y ait dialogue, en complément des éléments mentionné dans le post#14, il y a besoin des ingrédients suivant :
. constituer une base suffisamment commune, un langage commun (ex : une sensibilisation aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux),
. oser prendre le risque de « traverser ensemble » et d’être transformé par cette traversée (ex : évolution des postures habituelles en tant que RH, représentant du personnel, dirigeant, manager, …), sinon, nous sommes dans la persuasion et non le dialogue, et nous risquons d’amplifier la polarisation des échanges,
. s’autoriser des silences, du « vide fertile » (ex : des moments de profonde écoute, comme nous avons pu l’expérimenter pendant la session 5 avec le dispositif de la « Place du dialogue », merci @Juliette Delesalle et @Virginie Balta),
. privilégier les moments de rencontre en présentiel, si possible dans des lieux ouverts sur le contact à la nature,
. inviter dans le dialogue les « non humains » à travers des dispositifs qui incluent des représentants de la « nature » (ex : le sol, l’eau, …) qui sont parties prenantes dans les réussites collectives,
. prendre le temps pour s’ouvrir à la surprise, à la découverte, au « non-dit » (ex : si nous enchainons des réunions avec des objectifs précis fixés à l’avance, nous perdons toute créativité).
« Au début, dans un dialogue, les participants ne se font pas confiance. Mais dès qu’ils perçoivent l’importance du dialogue, ils s’emploient à l’utiliser. Et au fur et à mesure qu’ils se connaissent, ils apprennent à se fier aux autres. Cela peut prendre du temps. Tout d’abord, ils intègrent le groupe en apportant leur lot de problèmes culturels et sociaux, car le groupe est un microcosme de la société dans lequel sont représentés toutes sortes d’opinions. C’est à partir de là qu’ils commencent à travailler. » (David Bohm, Le dialogue, chemin vers l’intelligence collective)
#leadership #dialogue #coaching
(photo : session 1 de la CEC DSE)